La formation est éligible au CPF. La procédure sera communiquée à l’issue de la sélection des candidats.
heures d'enseignement en présentiel
jours de formation
séminaire en distanciel (18h)
mémoire à rédiger
La prochaine promotion ouverte aux étudiants et aux professionnels débutera en octobre 2027 et les candidatures ouvriront dès mai 2027.
Promotion du Diplôme sur le Renseignement et les menaces globales (DiReM) 2025-2026 : 100 % de réussite et 97 % de satisfaits.
La formation est éligible au CPF. La procédure sera communiquée à l’issue de la sélection des candidats.
Le DiReM a été conçu en lien direct avec l’Académie du Renseignement, institution sous l’autorité du Premier ministre en charge de la coordination de la formation des agents des services de renseignement. Le programme répond aux attentes professionnelles des différents services civils et militaires, il réunit des enseignants issus du monde académique mais également des professionnels des services.
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Il développe les compétences suivantes :
| Intitulé de cours | Type de cours | Heures |
|---|---|---|
| 40h | ||
| Violence politique et radicalisation | Séminaire | 10h |
| Islamisme jihadiste salafiste | Séminaire | 10h |
| Radicalités politiques | Séminaire | 10h |
| Économie du crime organisé | Séminaire | 10h |
| Intitulé de cours | Type de cours | Heures |
|---|---|---|
| 40h | ||
| Approches transversales du renseignement | Séminaire | 10h |
| Histoire et sociologie du renseignement | Séminaire | 10h |
| Intelligence économique globale | Séminaire | 10h |
| Renseignement et lutte antiterroriste | Séminaire | 10h |
| Intitulé de cours | Type de cours | Heures |
|---|---|---|
| 40h | ||
| Le renseignement et la technologie | Séminaire | 10h |
| Droit du renseignement | Séminaire | 10h |
| Pratiques du renseignement opérationnel | Séminaire | 10h |
| Techniques « veille et analyse des données » | Séminaire | 10h |
| Intitulé de cours | Type de cours | Heures |
|---|---|---|
| Géopolitique des conflits | Module numérique | 18h |
| Intitulé de cours | Heures |
|---|---|
| Accompagnement méthodologique | 6h |
| Rédaction d’un mémoire d’objectivation des pratiques professionnelles |
La formation, organisée en 6 séquences de 3 jours consécutifs d’octobre 2026 à janvier 2027, est compatible avec une activité professionnelle et une inscription en Master 2 pour les étudiants.
Un QCM d’évaluation générale de l’ensemble des séminaires est réalisé par tous les participants en mars 2027. Le module géopolitique des conflits fait l’objet d’une auto-évaluation sous la forme de QCM à l’issue de chaque capsule entre octobre 2026 et juillet 2027.
Un mémoire d’objectivation des pratiques professionnelles doit également être rédigé par les stagiaires et soutenu en septembre 2027 devant le jury du DiReM.
À l’issue de la formation du DiReM, les participants qui ont validé toutes les épreuves obtiennent le diplôme sur le Renseignement et les menaces globales (DiReM) de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et valident le bloc RNCP38175BC02 "Mobiliser et produire des savoirs hautement spécialisés".
Aucune validation partielle du diplôme par blocs de compétences n’est possible.
La formation du DIReM permet de valider 9 UE du master2 Politiques de Prévention et de Sécurité (PPS) proposé par l’UVSQ et Sciences Po Saint Germain en Laye. Nous consulter pour plus d'information.
Responsable de la formation continue
Gestionnaire de la formation continue
Référent handicap
La mission handicap
ENSEIGNANT :
Paul Charon
Directeur adjoint du domaine « Pensée stratégique » de l’IRSEM et responsable du programme « Renseignement et anticipation ». Docteurs en Études politiques de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), titulaire d’un MBA (HEC), il est également diplômé en langue et civilisation chinoises (université Paris Diderot et Beijing Language and Culture University, BLCU) et en droit (université Panthéon-Assas). Avant de rejoindre l’IRSEM, il a travaillé plus de dix ans en qualité d’analyste du renseignement puis de conseiller prospective au sein du ministère des Armées.
Il a également été chercheur associé de l’antenne franco-chinoise en sciences humaines et sociales de l’université Qinghua à Pékin. Ses travaux portent sur la Chine (guerre informationnelle, services de renseignement, pensée stratégique) et les méthodes d’analyse du renseignement et d’anticipation des surprises stratégiques. Il enseigne à Sciences Po (Paris School of International Affairs et Collège universitaire) ainsi qu’au sein du Master Relations internationales de l’université Panthéon-Assas.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU COURS :
Composé de deux volets, ce séminaire proposera un tour d’horizon des innovations récentes en matière de recherche en sources ouvertes et d’analyse du renseignement.
Le premier volet sera dédié à une présentation de l’OSINT (Open Sources Intelligence). Nous nous attacherons à exposer les divers usages des techniques d’OSINT dans les services de renseignement avant d’évoquer leur diffusion rapide dans la société civile (médias, institutions bancaires, grandes entreprises…).
Dans un second temps, nous chercherons à identifier les outils les plus efficaces (reverse image, géolocalisation, réseaux sociaux…) qui seront illustrés par plusieurs études de cas issues des enquêtes de Bellingcat et Open Facto.
Le second volet portera sur l’analyse du renseignement et plus particulièrement sur les techniques d’analyse structurée (Structured Analysis Techniques SATs) forgées par la CIA.
Largement diffusées après 2001 afin de pallier le « défaut d’imagination » (failures of imagination) des agences de renseignement souligné par le rapport de la Commission Zelikow sur le 11 septembre, ces techniques ont vocation à surmonter les biais cognitifs et bureaucratiques responsables de l’incapacité des agences américaines à anticiper les surprises stratégiques. Après une présentation théorique des principales techniques employées par la CIA, nous mettrons en œuvre l’une d’entre elles dans le cadre d’un exercice de simulation.
OBJECTIFS VISÉS ET COMPÉTENCES ACQUISES AVEC CET ENSEIGNEMENT :
Objectifs :
Compétences :
| Année : 2026-2027 | |
| Nombre d’heures : 10h | |
| Modalité pédagogique principale : |
|
ENSEIGNANT :
Bruno Delance
Commissaire Divisionnaire honoraire de la Police Nationale. Il a réalisé la plus grande partie de sa carrière au sein d’un service spécialisé de renseignement, occupant pendant 30 ans des postes très différents en France et à l’étranger. Il a également eu l’occasion d’effectuer de nombreuses missions de coopération au sein de la communauté internationale du renseignement.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU COURS :
Ce cours de 10 heures d’enseignements propose, dans la limite des règles liées aux informations classifiées, une vision concrète et réaliste de ce que font réellement les services de renseignement.
Les thématiques suivantes seront abordées plus en détail :
Une partie du cours sera consacrée à un exercice pratique, conçu pour favoriser les échanges et la réflexion collective.
OBJECTIFS VISÉS ET COMPÉTENCES ACQUISES AVEC CET ENSEIGNEMENT :
Objectifs :
Compétences :
| Année : 2026-2027 | |
| Nombre d’heures : 10h | |
| Modalité pédagogique principale : |
|
ENSEIGNANT :
Fabien Lafouasse
Docteur en droit public de l’Université Paris1 Sorbonne, Fabien Lafouasse s’est spécialisé dans l’espionnage en droit international.
Auteur de « L’espionnage en droit international » (Annuaire français de droit international, 2001), de L’espionnage dans le droit international (Paris, Nouveau Monde, « Le Grand jeu », 2012), de « L’espionnage par consentement mutuel entre États » (Revue de la défense nationale, 2012), du « « Le silence est d’or » : réflexions juridiques sur l’espionnage entre États » (in Faut-il prendre le droit international au sérieux ?, 2016) et du « Droit international du renseignement » (Fascicule du Jurisclasseur Communication, juillet 2018), il encadre un séminaire dédié à Intelligence under International Law à Sciences-Po Paris (Paris School of International Affairs) et enseigne le droit international du renseignement à l’Institut de Droit des Etudes Spatiales et de Télécommunications (IDEST, Université Jean Monnet).
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU COURS :
Derrière le caractère apparemment oxymorique de l’expression, le « droit du renseignement » recouvre des réalités juridiques plus que jamais d’actualité : les « lois sur le renseignement » et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme sur la « surveillance de masse » devraient suffire à nous en convaincre.
Il est pertinent de séparer en deux branches le « droit du renseignement », à savoir les « droits nationaux du renseignement », inégalement développés selon les États, et le « droit international du renseignement », qui intègre l’ensemble des conséquences juridiques nées d’un acte d’espionnage interétatique et qui puise dans les corpus diplomatiques et consulaires lorsque l’officier de renseignement agit sous une telle couverture, et plus largement dans le droit des immunités des représentants de l’État, mais aussi dans le droit des espaces (droit de la mer, droit aérien, droit de l’espace extra-atmosphérique, cyberespace) quand le vecteur d’espionnage s’y introduit, dans le droit international des télécommunications, dans le droit européen et international des droits de l’homme et, enfin, dans le droit international humanitaire (l’espion en temps de guerre).
On s’attachera à bien dégager les interactions que ces différentes règles juridiques sont susceptibles d’entretenir entre elles, chaque État se voulant tour à tour, sinon dans le même temps, État espionnant et État espionné.
OBJECTIFS VISÉS ET COMPÉTENCES ACQUISES AVEC CET ENSEIGNEMENT :
| Année : 2026-2027 | |
| Nombre d’heures : 10h | |
| Modalité pédagogique principale : |
|
ENSEIGNANT :
Sébastien-Yves LAURENT
Professeur des universités en science politique, directeur du Diplôme d’analyste en gouvernance et sécurité du numérique (DAGSEN).
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU COURS :
Ce séminaire a pour ambition de présenter brièvement une tendance structurante forte des services de renseignements occidentaux : leur transformation au cours des dernières décennies en systèmes socio-techniques de renseignement.
À cette occasion on évoquera donc le poids croissant de diverses technologies dans les pratiques de renseignement et on s’interrogera sur l’évolution historique depuis la naissance du renseignement moderne en Europe au milieu du XIXe siècle. On évoquera la question de la dépendance à la technologie et on s’interrogera sur les possibilités de s’y soustraire..
OBJECTIFS VISÉS ET COMPÉTENCES ACQUISES AVEC CET ENSEIGNEMENT :
Étude socio-critique des structures publiques de renseignement :
| Année : 2026-2027 | |
| Nombre d’heures : 10h | |
| Modalité pédagogique principale : |
|
ENSEIGNANT :
Yves Trotignon
Titulaire d’un DEA en Histoire contemporaine (Paris IV) et est auditeur de la 17e session nationale de l’INHES. Ancien cadre de la DGSE (1996-2007), ancien chargé de mission au MEAE (2003-2005), il a été consultant dans le secteur privé entre 2007 et 2018, enseignant à Sciences-Po (2017-2019) et à l’ENSOSP (2010-2019), et chroniqueur pour Le Monde (2016-2017), avant de revenir dans l’administration en 2019, à la DAP. Il a rejoint la MLRV au mois de janvier dernier.
Spécialiste des réseaux jihadistes européens et de leurs modes opératoires, il est l’auteur de nombreux articles sur l’appréhension de la menace jihadiste par les services de renseignement français et d’un essai sur la série « Le Bureau des légendes » (PUF, 2018), et de plusieurs chapitres dans des ouvrages collectifs.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU COURS :
Les différents cycles de violences jihadistes ayant frappé la France depuis 1994 ont conduit les autorités à faire évoluer le dispositif antiterroriste national jusqu’à faire de la lutte contre le terrorisme une véritable politique publique.
Le séminaire s’attache donc d’abord à définir le terrorisme du point de vue des autorités et des services spécialisés puis expose les logiques de la lutte contre le terrorisme et les choix organisationnels français.
Il s’achève par une présentation de la menace terroriste, de ses acteurs, de leurs objectifs et de leurs modes opératoires à l’aide des outils de caractérisation développés par les services et les structures de coordination. Le séminaire s’appuie sur des exemples opérationnels et des modélisations de la menace terroriste.
OBJECTIFS VISÉS ET COMPÉTENCES ACQUISES AVEC CET ENSEIGNEMENT :
Objectifs :
Compétences :
| Année : 2026-2027 | |
| Nombre d’heures : 10h | |
| Modalité pédagogique principale : |
|
ENSEIGNANT :
Eric Denesle
Analyste senior au sein de la Direction de la Sécurité et de l’Intelligence Économique du groupe EDF. À ce titre, il supervise les recherches et analyses du pôle IE pour répondre aux demandes des différentes directions et filiales du Groupe. Saint-Cyrien et diplômé d’un master d’ingénierie de l’information, Eric Denesle a servi pendant 30 ans au sein du Ministère des Armées d’abord dans les troupes de Montagne où il a participé à la montée en puissance des Unités de Recherche Humaine puis comme officier de renseignement.
Eric Denesle est chevalier de la Légion d’Honneur et titulaire de la croix de la Valeur Militaire.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU COURS :
Cette intervention cherchera à présenter, sous l’angle de la recherche du renseignement, légal et opposable, le concept d’intelligence économique loin des images sulfureuses qui entourent trop souvent ce secteur d’activités. Cette intervention, qui s’articulera sur deux demies-journées, proposera tout d’abord de confronter et sensibiliser les participants à la fiabilité de l’information. Puis, il conviendra de définir ensemble le terme polymorphe d’intelligence économique et d’en rappeler son évolution en France tant au niveau étatique qu’au sein des entreprises dans un contexte permanent de « guerre économique » s’orientant notamment vers l’utilisation agressive d’armes juridiques (anglo-saxonnes) à portée extraterritoriale.
À ce titre, nous présenterons, de façon non-exhaustive, des exemples concrets de la pratique de l’IE en entreprise ainsi que des outils disponibles notamment pour répondre aux exigences de transparence et de lutte contre la corruption, prescrites par la loi Sapin 2.
OBJECTIFS VISÉS ET COMPÉTENCES ACQUISES AVEC CET ENSEIGNEMENT :
Objectifs :
Compétences :
| Année : 2026-2027 | |
| Nombre d’heures : 10h | |
| Modalité pédagogique principale : |
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ENSEIGNANT :
Jean-Pierre Bat
Chargé de mission Afrique au Centre d’Analyse, de Prévision et de Stratégie (CAPS) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Il est archiviste paléographe (École nationale des chartes), agrégé et docteur en histoire (Université Paris Panthéon Sorbonne).
Il est l’auteur du Syndrome Foccart. La politique française en Afrique de 1959 à nos jours (Paris, Gallimard, 2012), La Fabrique des barbouzes (Paris, Nouveau monde, 2015, rééd. 2017), Les réseaux Foccart. L’homme des affaires secrètes (Paris, Nouveau monde, 2018).
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU COURS :
Ce cours s’inscrit dans la nouvelle vague d’histoire du renseignement amorcé en France depuis une décennie (séminaire METIS). À la différence des Intelligence Studies anglo-saxonnes, notamment initiées par le Pr. Christopher Andrew à Cambridge, l’école française sur le renseignement n’est pas une « histoire autorisée ». Cependant pour la première fois, l’Académie du renseignement et Sciences Po Saint-Germain-en-Laye offrent une formation universitaire officielle inédite avec le DIReM.
Le présent cours propose une appréhension universitaire de l’expérience française du renseignement sur la base de la dernière décennie de recherche en sciences humaines et sociales (Dans le secret du pouvoir. L’approche française du renseignement XVIIe-XXIe siècle, dirigé par Pr. Forcade & Laurent). Il s’agit de réfléchir de manière critique aux pratiques des services français principalement à travers l’histoire, la science politique et la sociologie.
Une première partie du cours constitue un aperçu de la construction historique des appareils et des outils de renseignement qui permettent de caractériser l’approche française du sujet, pour en comprendre les héritages dans les pratiques professionnelles contemporaines.
Une deuxième partie du cours aborde plus directement le rapport à l’information, vue de l’officier traitant d’une part, et, d’autre part, vue d’une source, sur la base d’exemples concrets sélectionnés dans des faits historiques. Se pose ainsi la dialectique entre le rapport à la source et le travail d’analyse.
La troisième partie du cours interroge la « transformation » du renseignement en conseil politique, c’est-à-dire sa finalité et sa consommation dans les processus de décision politique.
OBJECTIFS VISÉS ET COMPÉTENCES ACQUISES AVEC CET ENSEIGNEMENT :
Objectifs :
Compétences
| Année : 2026-2027 | |
| Nombre d’heures : 10h | |
| Modalité pédagogique principale : |
|
ENSEIGNANT :
Clément de Maillard
Officier supérieur de gendarmerie et docteur en criminologie diplômé de l’Université de Lausanne.
Il a notamment servi dans plusieurs unités opérationnelles de la gendarmerie et au Secrétariat général d’INTERPOL. Il est actuellement chargé de mission à l’agence française anticorruption (AFA). Il est aussi spécialiste du renseignement criminel et du modèle de police guidée par le renseignement.
Il est notamment l’auteur d’une thèse de doctorat sur la place du renseignement criminel dans le système policier français, ainsi que de nombreux articles de criminologie (entre autres : From a posteriori to a priori analysis : a new paradigm (in France) against crime, 2018 ; Le délinquant est-il vraiment si rationnel ? 2014 ; La France et le renseignement criminel : entre volonté et réalité, une ambition à écrire, 2014 ; Sécurité et renseignement, 2014). Il collabore aussi aux formations d’analyste en renseignement criminel délivré par le service central de renseignement criminel (SCRC).
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU COURS :
Ce séminaire vise à élargir les horizons sur d’autres aspects du renseignement, notamment dans la lutte contre la délinquance et la criminalité. En s’appropriant la méthodologie du renseignement dans leur lutte contre la délinquance, les forces de police cherchent des solutions innovantes et proactives aux problèmes auxquels elles doivent faire face. L’intelligence-led policing ou modèle de police guidée par le renseignement vise même à mettre le renseignement au cœur du dispositif policier de manière à mieux appréhender ses menaces et ses vulnérabilités, et mieux détecter les auteurs prolifiques. Mais comment résoudre cette équation de devoir mettre le renseignement au centre du fonctionnement d’une entité dont les fonctions principales consistent à réprimer les infractions, et réagir aux événements ?
En prenant le contre-pied des questions liées au renseignement, l’objectif est ici de partir de la criminologie, et notamment du courant qui s’intéresse à l’efficacité des stratégies policières pour détailler comment les polices modernes tentent aujourd’hui de transposer la méthodologie du renseignement dans leur propre fonctionnement, pour optimiser leur action – que ce soit en matière de sécurité publique dans la lutte contre la prévention et la lutte contre la délinquance quotidienne, ou en matière de police judiciaire dans la lutte contre la criminalité organisée.
Le séminaire sera organisé autour de trois grands thèmes : dans un premier temps, il sera présenté la théorie du renseignement criminel et du modèle de police guidé par le renseignement. Dans un second temps, seront présentés des applications du renseignement criminel dans plusieurs systèmes policiers, avec un focus particulier sur le modèle policier français. Enfin dans un troisième temps, une réflexion sera initiée sur ces enquêtes judiciaires utilisées comment levier de déstabilisation et d’ingérence – notamment économique.
OBJECTIFS VISÉS ET COMPÉTENCES ACQUISES AVEC CET ENSEIGNEMENT :
Objectifs :
Compétences
| Année : 2026-2027 | |
| Nombre d’heures : 10h | |
| Modalité pédagogique principale : |
|
ENSEIGNANTE :
Clotilde Champeyrache
Maitre de conférences habilitée à diriger des recherches au département d’économie de l’Université Paris 8. Elle enseigne également au Conservatoire National des Arts et Métiers en master de sciences criminelles. Ses recherches portent principalement sur la criminalité organisée mafieuse et sur l’économie du crime.
Elle a publié de nombreux articles en économie et en géopolitique sur la mafia et l’infiltration criminelle de l’économie légale ainsi que des ouvrages comme Sociétés du Crime. Un tour du monde des mafias, 2011 ; Quand la mafia se légalise. Pour une approche économique institutionnaliste, 2016 ou La face cachée de l’économie. Néolibéralisme et criminalités, 2019.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU COURS :
Le séminaire s’interrogera sur le champ couvert par l’économie criminelle. Pour ce faire, la démarche sera celle de l’économie institutionnaliste, c’est-à-dire une approche reconnaissant l’importance de l’imbrication entre économie et droit ou legal-economic nexus selon l’expression de John R. Commons. Le séminaire adoptera aussi une approche géopolitique pour mieux appréhender la relation entre économie criminelle et territoires.
Le séminaire partira de la question de la frontière entre légalité et illégalité en ce qui concerne les activités économiques : quels critères servent à définir le tracé de cette frontière ? Celle-ci est-elle étanche ? Cela sera fait en lien avec les problématiques récentes relatives à l’intégration au calcul du PIB d’activités comme le trafic de drogues et la prostitution. Cela permettra également de confronter l’analyse économique dominante du crime, dans la lignée des modèles de comportement criminel développés par Gary Becker (1968), à la réalité empirique de l’économie criminelle.
Les principaux marchés illégaux, leur structuration, leurs acteurs majeurs et leur évolution seront également présentés. Outre leur dimension transnationale, on verra que ces marchés sont de plus en plus animés par des dynamiques de pluriactivités et de coopération entre différentes formes de criminalité organisée.
L’attention se portera également sur l’imbrication entre sphères légale et illégale à travers la question de la présence criminelle dans l’économie légale. Les enjeux théoriques et pratiques du blanchiment de l’argent sale seront ainsi présentés et mis en question. L’accent sera en effet mis sur le caractère réducteur d’une analyse réduite aux seuls flux financiers. La dimension patrimoniale des investissements criminels, y compris dans des entreprises à première vue légales, ainsi que l’impact exercé sur les activités économiques légales et leurs acteurs sera alors mis en avant.
OBJECTIFS VISÉS ET COMPÉTENCES ACQUISES AVEC CET ENSEIGNEMENT :
Objectifs :
Compétences
| Année : 2026-2027 | |
| Nombre d’heures : 10h | |
| Modalité pédagogique principale : |
|
ENSEIGNANT :
Nicolas Lebourg
Chercheur au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier) et au Project on the Transnational History of the Far Right (George Washington University), il participe au Conseil scientifique sur les processus de radicalisation (COSPRAD) et au comité de pilotage du programme Violences et radicalités militantes (VIORAMIL, Agence Nationale de la Recherche).
Il a publié une quinzaine d’ouvrage sur les extrêmes droites dont Les Droites extrêmes en Europe, Paris, Seuil, 2015 (avec Jean-Yves Camus ; traductions :Cambridge, Harvard University Press, 2017 ; Séoul, Halnum, 2017 ; Madrid, Capital Intelectual, 2020) ou Les Nazis ont-ils survécu ?(Paris, Seuil, 2019, traduction : Londres, Routledge, 2020).
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU COURS :
Ce séminaire radioscopera le champ politique communément qualifié d’extrémiste, partiellement intégré au marché politique mais relevant également de la subversion si on se réfère au droit (pour la France voir l’article L.212-1 du Code de sécurité intérieure).
Dans une perspective résolument transdisciplinaire, il s’agira de circonscrire ce que sont les radicalités de droite et de gauche : quelles idées ? quelles implantations ? quel recrutement sociologique ? quels passages à l’acte violent ? quels bilans et quelles perspectives ? Si l’approche sera centrée sur la France, les cadres internationaux et dynamiques transnationales (indispensables pour saisir un phénomène terroriste comme le nationalisme blanc) seront particulièrement interrogés.
OBJECTIFS VISÉS ET COMPÉTENCES ACQUISES AVEC CET ENSEIGNEMENT :
Objectifs :
Compétences
| Année : 2026-2027 | |
| Nombre d’heures : 10h | |
| Modalité pédagogique principale : |
|
ENSEIGNANTS :
Bilel Ainine
Docteur en science politique et auteur d’une thèse sur le djihadisme armé en Algérie dans les années 90. Il a travaillé deux ans à la MIVILUDES, en charge de la prévention des tentations djihadistes. Il intervient pour le compte de la MLRV en prison. Il enseigne à l’université de Versailles ainsi qu’à Sciences po Saint Germain en Laye en premier et second cycle.
Romain Sèze
Chercheur à la Mission de Lutte contre les Radicalités Violentes (MLRV) de la direction de l’administration pénitentiaire (DAP), et rattaché au Groupe Sociétés, Religions et Laïcités (GSRL-CNRS PSL). Il est l’auteur de divers articles scientifiques et ouvrages sur ces questions (entre autres : Être imam en France, 2013 ; Prévenir la violence djihadiste, 2019 ; Les États européens face au militantisme violent, 2019). Il mène actuellement deux recherches (une qualitative, une quantitative) sur la radicalisation liée à l’islam en France.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU COURS :
Ce séminaire vise à fournir des éléments de compréhension de ce qui s’impose aujourd’hui comme l’une des menaces sécuritaires majeures de la France. Partant du réformisme salafiste, passant par les Frères musulmans au XIXe siècle en Égypte et le salafisme politisé (haraki), le séminaire s’étendra, dans une perspective historique, aux formes contemporaines du djihadisme et à ses manifestations dans l’Hexagone. Seront ensuite abordés, sur la base d’enquêtes conduites auprès de personnes incarcérées pour des faits de terrorisme, les ressorts des trajectoires aboutissant à l’usage de la violence militante, souvent appréhendés par le terme « radicalisation ».
Le séminaire traitera pour conclure de la réponse publique à ces phénomènes, à partir d’une enquête conduite auprès d’une soixantaine d’acteurs de la prévention. En effet, l’État s’est décidé en 2014 à lutter contre la radicalisation. Longtemps dénigrée, la nécessité de cette stratégie apparaît désormais si évidente que l’infléchissement dont elle procède suscite étonnement peu d’interrogations.
Qu’est-ce que la prévention de la radicalisation ? La difficulté de la réponse tient à la nature confuse de cette entreprise qui renvoie à un faisceau complexe d’actions expérimentales, aux objets disparates et aux contours évolutifs. Il est pourtant urgent d’expliciter les logiques qui façonnent ce modèle sécuritaire tant elles questionnent l’avenir commun que l’État entend opposer au djihadisme.
OBJECTIFS VISÉS ET COMPÉTENCES ACQUISES AVEC CET ENSEIGNEMENT :
Objectifs :
Compétences
| Année : 2026-2027 | |
| Nombre d’heures : 10h | |
| Modalité pédagogique principale : |
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ENSEIGNANT :
Xavier Crettiez
Professeur agrégé des universités en science politique. Spécialiste des violences politiques ethno-nationalistes corse et basque, puis du phénomène jihadiste, il est également sociologue des mobilisations.
Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages et d’articles scientifiques sur ces phénomènes (entre autres : La question corse, 1999 ; Violence et nationalisme, 2004 ; la France rebelle, 2006 ; Les formes de la violence, 2008 ; Murs rebelles, 2011 ; Soldats de Dieu, 2017 et d’un manuel d’introduction à la science politique, 2018).
Il a co-dirigé en 2016 une recherche ANR Violence et radicalité militante (VIORAMIL), dirige depuis 2025 une ANR sur la sociologie de l’OAS et a produit une étude remarquée sur la sociologie du djihadisme français pour le compte de l’administration pénitentiaire.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU COURS :
Ce séminaire cherchera à répondre à la question posée par Ted Gurr en 1973 : Why Men rebel ? Mais plus encore, il cherchera à comprendre également How Men Rebel ? C’est donc sur une question sociologique (la question du comment) que s’articulera ce séminaire tout entier orienté sur l’interrogation sur le passage à l’acte violent d’hommes ordinaires (C. Browning) ou moins ordinaires.
Reposant sur des exemples concrets puisés dans l’histoire des violences extrêmes (génocides et violences de masses), sur la dynamique des organisations clandestines combattantes (groupes dits terroristes d’inspiration séparatiste ou jihadistes) ou même dans le cas de la violence d’État, on s’interrogera collectivement sur les processus de radicalisation violente.
C’est essentiellement en sociologue du politique que ces questions seront abordées, laissant de côté le champ des investigations psychologiques (ce qui n’exclura pas une interrogation en termes psycho-sociologique). On mobilisera ici la trousse à outil du sociologue des mobilisations (théories de la frustration, paradigme de la mobilisation des ressources, sociologie interactionniste, sociologie des émotions, frame analysis etc…) pour comprendre les phénomènes de violences politiques et en critiquer l’apparente objectivation (comme celle relative aux notions de terrorisme ou de radicalisation).
OBJECTIFS VISÉS ET COMPÉTENCES ACQUISES AVEC CET ENSEIGNEMENT :
Objectifs :
Compétences
| Année : 2026-2027 | |
| Nombre d’heures : 10h | |
| Modalité pédagogique principale : |
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